Les potentiels effets du WiFi sur la santé

Depuis l’apparition des téléphones portables, les inquiétudes n’ont cessé d’augmenter face aux effets que peuvent avoir les radiations émises par ces dernières sur la santé.

Les réseaux de téléphonie mobile utilisent la bande de fréquence 880-915 MHz dans le cas des GSM 900, et la bande de fréquence 1710-1785 MHz dans le cas des GSM 1800. Ce sont les fréquences standard recommandées par l’Union Internationale des Télécommunications et utilisées en Europe, en Afrique, en Asie et en Océanie.

De nombreuses recherches ont montré qu’une exposition prolongée aux radiations émises par les téléphones mobiles peut nuire à la santé, et notamment provoquer ou favoriser le cancer du cerveau.

Les réseaux WiFi fonctionnent à une fréquence de 2.4 Ghz. Vers la fin de l’année dernière, des recherches ont montré que les guirlandes et autres décorations de Noël perturbaient la connexion sans fil. Mais avec l’accessibilité croissante de ces réseaux dans les lieux publics en plus de leur utilisation dans les domiciles des particuliers, une question plus importante se pose : les réseaux WiFi présentent-ils les mêmes dangers que les réseaux mobiles ?

Densité de puissance des ondes radio Source: http://www.attilog.net/danger.html

Densité de puissance des ondes radio
Source: http://www.attilog.net/danger.html

Des chercheurs du Département de Biophysique et du Département d’histologie-embryologie de la faculté de médecine d’Istanbul en Turquie ont tenté de répondre à cette question dans un article intitulé « Does prolonged radiofrequency radiation emitted from Wi-Fi devices induce DNA damage in various tissues of rats ? » paru dans le journal en neuro-anatomie chimique (Journal of Chemical Neuroanatomy) au début de cette année. Plus particulièrement, ils ont essayé de déterminer si une exposition prolongée affecterait l’ADN des différents organes du corps.

En bons scientifiques qu’ils sont, ils ont réalisé leur expérience sur des rats, pauvres créatures. Mais ce n’est pas ce qui m’a choqué dans toute cette histoire. Ce qui m’a étonnée dans tout ceci, c’est que les rats sont exclusivement mâles. Si le but était réellement de déterminer les potentiels effets des réseaux WiFi sur les êtres humains, l’échantillon étudié devrait être constitué d’un même nombre de rats ET de rates.
Les résultats de l’expérience ont finalement montré qu’une exposition aux réseaux WiFi n’endommageaient pas l’ADN de façon significative, mais par contre elle peut avoir des effets néfastes sur la prostate des pauvres petits rats.

Source: https://www.behance.net/gallery/24223833/Posters-On-Gender-Equality

Source: https://www.behance.net/gallery/24223833/Posters-On-Gender-Equality

Le but derrière la recherche est louable d’une certaine manière, mais pourquoi expérimenter uniquement sur des rats ? Ce n’est pas comme si les rates étaient en voie de disparition ! Et le monde est composé d’à peu près la même proportion de femmes et d’hommes. Donc maintenant, on ne connait toujours pas les effets que les réseaux WiFi peuvent avoir sur des sujets femelles.

Je tiens à préciser que j’écris cet article après que mon choc initial et mon « zèle de féminisme » se soient enfin calmés, soit une semaine plus tard, car je trouve cette recherche incomplète et discriminatoire, pour ne pas dire totalement sexiste.

2 Commentaires

  1. Au début, je dirais c’était du sérieux. Mais à la fin, rien ne pouvait m’empêcher de rireeeee. Je ne m’attendais pas à un plaidoyer pour les Rates (rireeee), bon ce dont des femelles aussi, ils ont le même droit que les rats. une lutte un peu partout pour l’émancipation de la gente féminine.

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