Le « famadihana » ne sera plus le même désormais

Le « famadihana » ou retournement des morts est une tradition funéraire malagasy qui consiste à déterrer les ossements des ancêtres, à les envelopper dans des tissus blancs et à les emmener à travers le village en dansant avant de les enterrer à nouveau. Selon la croyance, les esprits des morts rejoignent le monde des ancêtres seulement après la décomposition totale de leur « corps » et une cérémonie appropriée, ce qui peut prendre plusieurs années.

A Madagascar, la cérémonie est effectuée tous les 7 ans et c’est une occasion pour toute la famille, proche et lointaine, de se réunir et de faire la fête.

via www.sullivan-benetier.com

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Il y a quelques années maintenant sont apparus les voleurs d’ossements humains. Dans quel but? Pour les vendre, bien sûr. Mais qui peut bien vouloir acheter des ossements? Et pour en faire quoi? Apparemment, ce sont surtout les membres, supérieurs et inférieurs, qui intéressent les voleurs. Pour quelles raisons? Je l’ignore encore et je ne sais pas si j’ai envie de savoir. Ceci dit, les forces de l’ordre font de leur mieux pour essayer d’attraper ces trafiquants d’os.

La semaine dernière en écoutant la radio nationale, j’ai entendu une histoire des plus farfelues. Dans la région centrale de Madagascar, les forces de l’ordre ont pu arrêter un groupe de trafiquants et ont grâce à Dieu pu récupérer les os des ancêtres. Il faut maintenant les rendre à leurs propriétaires respectifs, mais comment faire? Je pense que ni la police ni les centres de recherche ici ne disposent d’équipements comme dans la série télévisée américaine Bones pour déterminer la famille à qui appartiennent tels ossements.

Pour résoudre cet épineux problème, les policiers ont trouvé LA solution. Les ossements vont être distribués à parts égales entre les différentes familles qui ont prétendu avoir perdu les leurs. Les ossements de grand-père X va probablement reposer dans la tombe d’une famille Y qu’il n’a jamais connue. Son âme ne va-t-elle jamais trouver le repos? Nous ne saurons jamais.

Je vais donc proposer une solution toute simple étant données les circonstances. Il faudrait marquer les os. Pourquoi ne pas utiliser une numérotation spécifique qui sera stockée dans une base de données de l’Etat comme pour les cartes d’identité? Ceci permettrait l’identification rapide de l’origine de tous les ossements volés et retrouvés.

À propos de l'auteur

Sophie

Je suis native de Madagascar. J’adore voyager, découvrir de nouveaux horizons. J'aime beaucoup écrire et à mes heures perdues, je préfère la lecture à la télévision. Parmi mes auteurs préférés, je cite Agatha Christie, Dan Brown, Marc Levy et Ken Follett. J’aimerai avoir l’opportunité de contribuer à l’émancipation des femmes et à l’égalité des genres, et à encourager les femmes à opter pour des carrières dans les sciences.

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